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Cette première manifestation de vie du nouveau-né exprime t-elle une souffrance ? Les psychanalystes ont évoqué à l’envie le traumatisme de a naissance, l’expérience douloureuse au cours de laquelle les nouveau-né quitte la douce ambiance du corps de sa mère pour entrer dans le monde froid, dur, ou il est seul. D’après eux , l’enfant garde longtemps, enfoui dans son inconscient, le regret du sein maternel et le désir de s’y réfugier de nouveau. D’où toutes les théories modernes sur l’accouchement sans violence qui tend à protéger le nouveau-né contre le choc traumatisant de la naissance. Or, on a fait de nombreux enregistrements de l’électro-encéphalogramme du nouveau-né pendant ce passage difficile et on a découvert que ce bébé qui subit toutes sortes de contraintes physiques, qui est manipulé dans tous les sens, dort 9 fois sur 10, très profondément.

Alors … faut-il dire, comme le Pr Royer, que l’accouchement sans violence est un mode sans fondement ? Que le cri de l’enfant n’est pas un cri de désespoir, mais uniquement un « cri vital » déterminé par une baisse de pression d’oxygène ? Il est, dit-il, scientifiquement prouvé que la mise en place de circuits neuronaux ne peut se faire que sous l’effet de « stimuli » ; or la lumière, le froid, le bruit en font partie. Faut-il plutôt suivre les conseils du Dr Leboyer qui préconise la lumière tamisée, la musique douce et une chaleur accueillante ? Il est de tout façon essentiel de permettre aux parents et à l’enfant de passer un laps de temps assez long en commun, afin de favoriser l’éclosion des premiers liens. Ces premiers moments ont toute leur importance car ils permettent le « scellement des liens de la triade parens-enfant » (R. Brazelton).
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